La nouvelle Ecole des Beaux-Arts ouverte en 1807 a pour ambition de former des dessinateurs pour la Fabrique. Les élèves acquièrent des connaisances dans l'art de l'imitation par le dessin, ainsi qu'en sculpture. Ils apprennent également la botanique, avant de passer par la classe d'ornement qui prélude à la classe de la fleur. La personnalité des enseignants successifs a marqué l'art de la fleur à Lyon et cela d'autant plus fortement que cinq professeurs seulement se succède entre 1809 et 1918 : Baraband, Berjon, Thierriat, Reignier et Castex-Degrange. Avec eux, la fleur ne reste pas soumise aux exigences de l'industrie. Elevée au rang de genre pictural, elle se libère des compositions en bouquets ou en jetés. Les compositions florales se déploient parfois sur de grands formats, sont associées à des figures, à des symboles politiques...
La notoriété d'un Simon Saint-Jean en Europe est considérable, ce dernier parvenant à exposer en 1851 à l'Exposition universelle au Crystal Palace de Londres. Malgré cette reconnaissance, c'est à lui que s'adressent les critiques de l'écrivain Charles Baudelaire lorsqu'il décrit l'Ecole de Lyon comme "le bagne de la peinture, l'endroit du monde connu où l'on travaille le mieux les infiniment petits".
huile sur toile de Jan DAVIDSZ DE HEEM, Guirlande de fleurs et de fruits avec le portrait de Guillaume III d'Orange, vers 1661-1672
La notoriété d'un Simon Saint-Jean en Europe est considérable, ce dernier parvenant à exposer en 1851 à l'Exposition universelle au Crystal Palace de Londres. Malgré cette reconnaissance, c'est à lui que s'adressent les critiques de l'écrivain Charles Baudelaire lorsqu'il décrit l'Ecole de Lyon comme "le bagne de la peinture, l'endroit du monde connu où l'on travaille le mieux les infiniment petits".
huile sur toile de Jan DAVIDSZ DE HEEM, Guirlande de fleurs et de fruits avec le portrait de Guillaume III d'Orange, vers 1661-1672


