oeuvre religieuse

oeuvre religieuse
oeuvre de Lorenzo Costa, La Nativité, vers 1490

Dans l'obscurité de l'étable, qui ouvre sur un lumineux paysage imaginaire évoquant Bethléem, la Vierge et saint Joseph vénèrent Jésus nouveau-né. L'enfant est allongé sur un lit de branchages tressés recouvert d'un linge blanc, qui préfigurent la couronne d’épines de la Passion et le linceul de la mise au tombeau.

Cette peinture sur bois était destinée à la dévotion privée. Œuvre majeure de la collection de peinture italienne du XVe siècle du musée, elle appartient à la première partie de la carrière de Lorenzo Costa, grand peintre de l'école de Ferrare, à l’époque où l'artiste travaillait à Bologne.
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# Posted on Monday, 07 May 2007 at 9:03 AM

portrait

portrait
superbe portrait de Lucas Cranach, dit l'ancien représentant une Noble Dame Saxonne, 1534

Portraitiste attitré de la cour de Frédéric le Sage, électeur de Saxe, dès 1504, Cranach l’Ancien eut tout de suite un grand renom. Cette noble dame saxonne n’a malheureusement pas pu être identifiée, malgré la lettre W dans sa coiffure et le portrait de Jean Frédéric de Saxe sur la médaille qu’elle porte au cou. L’exercice est d’autant plus difficile que les portraits de Cranach ont tendance à répéter un même type humain et donc à se ressembler. Les nombreuses chaînes d’or, sans conteste des bijoux de mariage, suggèrent un portrait d’épousée.

Le costume est l’élément décoratif par excellence. Perles et Bijoux rivalisent de sophistication avec les crevés des manches cerclés de noir qui laissent apparaître la chemise blanche comme autant de gouttelettes. Cette opulence de matières et de couleurs ne nuit toutefois pas au traitement soigné du visage. Les tons choisis – exclusivement blanc, noir et orange – donnent au tableau une unité et une force incomparables.
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# Posted on Monday, 07 May 2007 at 9:08 AM

un autre portrait

un autre portrait
magnifique portrait de Michel Jansz van Miereveld, Portrait de femme, 1625

Cette jeune femme de 28 ans – si l’on en croit l’inscription placée en haut à droite devant la signature du peintre – au teint très pâle et aux yeux brillants, esquisse un léger sourire, offrant une expression à la fois curieuse et distante.

L’extrême subtilité des effets de la lumière, qui fait miroiter le satin de la jupe et les plumes de l’éventail, ainsi que les légères nuances du fond gris, sont admirables. Le peintre rend avec un grand raffinement, par un jeu de clair-obscur, les godrons et les jours de l’imposante fraise en dentelle, les plis façonnés du manteau, les reflets du corsage de brocart gris-vert. Le diadème qui ceint ses cheveux bruns, la lourde chaîne et l’agrafe d’or, les bracelets de perles et les bagues à cabochon indiquent l’aisance de la jeune femme. Placée de manière traditionnelle à senestre, selon les codes de l’héraldique, cette femme dont nous ignorons l’identité avait sans doute pour pendant le portrait de son époux.

Peintre établi à Utrecht, Miereveld avait pour clients les membres de la haute bourgeoisie et de la noblesse, pour lesquels il élabore un type de représentation stéréotypée (figure de trois-quarts, coupée aux genoux, sur fond sombre). Portraitiste extrêmement prolixe, il se réservait souvent l’exécution des carnations, laissant à ses élèves la réalisation du reste de la toile.
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# Posted on Monday, 07 May 2007 at 9:12 AM

oeuvre religieuse

oeuvre religieuse
oeuvre de Simon Vouet, La Crucifixion, vers 1636-1637
Pour la chapelle privée de son hôtel particulier, le chancelier Pierre Séguier fit appel à Simon Vouet, qui peignit avec ses collaborateurs un ensemble sur le thème de la vie du Christ. Seuls cinq tableaux sont aujourd’hui connus, dont La Crucifixion, la Cène et l’Incrédulité de saint Thomas, conservés au musée des Beaux-Arts de Lyon. Des gravures fournissent cependant des témoignages sur les autres éléments du décor. La Crucifixion, qui était placée au-dessus du maître-autel, se distingue par une grande économie de moyens. Au pied de la croix, deux saintes femmes et saint Jean portent secours à la Vierge Marie évanouie, tandis que sainte Marie-Madeleine, isolée à gauche, semble saisie d’effroi. Vouet choisit de représenter le moment précis où le Christ, inclinant la tête, rend l’âme, tandis que le ciel s’assombrit en plein jour. Un faisceau lumineux détaille l’anatomie parfaite de l’Homme-Dieu, selon un idéal classique. La majesté du corps, dont la blancheur contraste avec l’arrière-plan orageux, est renforcée par une vue en contre-plongée. Au pied de la croix, le groupe est baigné d’une lumière irréelle qui rappelle la formation de Vouet dans la Rome caravagesque. Elle modèle les figures enveloppées d’amples drapés, fait jouer les tons vifs et illumine les tons pastels. Vouet traduit la gamme des émotions par un jeu varié de gestes et des regards suggestifs. Des effets de courbes et de contre-courbes révèlent la compassion et l'intimité spirituelle des trois acteurs principaux.

Cette oeuvre est complètement différente d'une oeuvre étudiée en classe qui est celle de Matthias GRÜNEWALD représentant également La Crucixion du Christ. Je préfère nettement celle de l'allemand qui représente mieux la souffrance qu'a éprouvé Jésus Christ. Le jeu des couleurs est très bien utilisé. C'est vraiment une oeuvre qui m'a plus.
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# Posted on Monday, 07 May 2007 at 9:23 AM

oeuvre animalière

oeuvre animalière
voici la Nature Morte au paon d'Alexandre François Desportes, 1714

Exécuté pour décorer l’hôtel du Duc d’Antin à Paris, ce tableau avait pour pendant celui intitulé Gibier, fruits et chien devant une balustrade (Angers, musée des Beaux–Arts).

Desportes mêle ici savamment l’architecture classique, le paysage avec frondaisons, la sculpture et la nature morte. La balustrade, qui coupe le tableau en deux parties presque égales, lui confère un aspect théâtral que vient renforcer la lourde draperie rouge. Les bas-reliefs, qui s’inspirent de la manière du sculpteur François Duquesnoy, représentent des centaures enlevant des jeunes femmes. Différents animaux, tels que le singe et l’ara, introduisent la note d’exotisme habituelle à ce genre de décor. Le rendu des matières, le soyeux des étoffes, la transparence des raisins, le traitement du pelage du singe et du plumage du paon témoignent des origines nordiques de la culture artistique du peintre.
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# Posted on Monday, 07 May 2007 at 9:26 AM